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Zoom sur.. - LE NENUPHAR

Zoom sur..

LE NENUPHAR Lundi, 07 Mars 2016

Dans les bassins du parc, le nénuphar (nymphea lotus et alba), plante endémique, est fortement présent. Le nenuphar est une plante aquatique qui peut atteindre deux mettres de haut et se developpe dans les eaux dormantes,les bras morts des rivieres,les marigots et sur les lacs.

Ce nénuphar joue différent rôle :

-             - Fait partie de la biodiversité du parc

-            - Lieu de refuge pour différents insectes aquatiques

-            - Revenu pour deux groupes de femmes du parc

Le nénuphar est aujourd’hui menacé par l’avancée du typha australis dans les bassins. En effet ces deux plantes utilisent le même espace pour se développer mais le typha envahi le terrain, ne laissant plus de place pour le nénuphar.

Un travail test d’éradication du typha (brûlis suivi de coupes sous l’eau) avec l’ONG nationale Biomacène, appuyé par la Fondation internationale du Banc d’Arguin (FIBA), s’est tenue en août 2014 sur un site pilote de 10ha. On a pu constater que lors de l’arrachage du typha, le nénuphar a recolonisé immédiatement le site. Malheureusement, par manque d’entretien, ce site pilote a été de nouveau envahi dès 2015 par le typha.

Le Parc National du Diawling a pour vocation de travailler avec et pour les populations dans le but de développer l’économie locale l’autonomisation et améliorer ainsi leurs conditions de vie. C’est pourquoi le nénuphar fait partie des espèces suivis par les agents du parc. En effet, le nénuphar est une des activités socio-économique entreprise dans le parc, bien que discrète mais non sans conséquences. Le territoire compte une cinquantaine de femmes (2 localités : Taghrédient et Sbeikhat) qui s’investissent dans cette activité entre octobre et février.

Le traitement du nénuphar nécessite plusieurs étapes: la cueillette dans les bassins, le tri des graines et la transformation en condiment (cuisson) ou en graines de couscous (pilage).

Malgré son potentiel cette activité reste aujourd’hui méconnue. En plus de sa valeur traditionnelle, le gain économique généré par la transformation en couscous n’est pas négligeable. Selon plusieurs études le kg se vendrait entre 1 200 et 1 500 UM voir jusqu’à 3 000 UM hors saison. De plus, le nénuphar est reconnu par la communauté scientifique pour ses vertus médicinales (anti diabète), ce qui lui confère un attrait supplémentaire.

Le Parc appuyé par un projet du GRET, financé par la Fondation Ensemble et la MAVA, va s’atteler à améliorer ses connaissances sur le nénuphar et sur l’activité socio-économique qui y est liée. Ce travail a pour vocation d’aider à la valorisation de la filière.

Recolte du Nénuphar par les groupes de femmes

Fruit du Nenuphar 

Crédit photo : Hellio & Van Ingen www.hellio-vaningen.fr

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