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Historique du Parc (suite)

Un Parc pour restaurer l’environnement

Afin de contrer ces impacts négatifs des aménagements, le Gouvernement mauritanien décide en 1991 d’ériger 16.000 ha de ces anciennes terres d’inondation en Parc National donnant alors naissance sur la rive droite du fleuve Sénégal au « Parc National du Diawling (PND) » avec comme mission prioritaire la conservation de l’écosystème et la lutte contre la pauvreté des populations locales.

L’histoire du Parc National du Diawling est étroitement liée à cette modification du milieu avec un objectif complexe, ambitieux et de longue haleine de restauration artificielle des cycles de crue.

Les opérations de restauration ont été initiées en 1994 dans le cadre du programme "Zones Humides" de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (l’UICN) appuyé par un financement du gouvernement des Pays-Bas. Ces opérations ont cherché à récréer de façon artificielle les inondations d'avant-barrage, en les adaptant aux besoins en eau des écosystèmes et des populations locales dans le but de restaurer les fonctions écologiques et socio-économiques des écosystèmes du bas delta. Elles se sont traduites par la conception et l’inauguration en 1994 d’un premier ouvrage hydraulique (Lemer) et de la première mise en eau des bassins depuis près de 10 ans.

Cette restauration s’est poursuivie au travers de la construction d’un deuxième ouvrage sur la digue internationale en 1998 (Cheyal) avec pour autre priorité la préservation de la biodiversité animale.

Les eaux de crue ont inondé tous les bassins du Parc y compris la lagune de Chat TBoul et les marais de Toumbos situés beaucoup plus au nord. Les espèces de poissons fréquentent à nouveau les bassins de Bell et du Diawling longtemps mis à sec.

La végétation caractéristique du bas delta se régénère à travers les crues artificielles permettant à nouveau le développement de 153 espèces végétales dont 128 espèces herbacées et 25 espèces ligneuses. La plupart de ces espèces végétales joue un rôle dans le développement de l’artisanat local et dans l’alimentation du bétail ou dans la pharmacopée traditionnelle.

Le retour de la faune terrestre dans la zone est alors manifesté par la présence de plus de 11 espèces de reptiles (dont le crocodile du Nil, plusieurs espèces de varans et le python de Séba) et de plus de 20 espèces de mammifères largement dominées par le phacochère (Phacochoerus africanus) et le chacal (Canis aureus).

En 1999, le Fonds Français pour l'Environnement Mondial (FFEM) inaugure son intervention dans le bas delta à travers son programme « Appui à la Protection de la Biodiversité dans le Bas Delta Mauritanien » dont le but principal était de contribuer à la restauration des fonctions estuariennes du bas delta.

Ces interventions se sont notamment traduites par la consolidation de la restauration écologique et la mise en place d’un système de suivi scientifique.

Les premiers résultats en matière de conservation ayant largement été atteints, l’appui dont bénéficie le bas delta se diversifie rejoignant ainsi les objectifs initiaux du PND de conservation et de lutte contre la pauvreté. C’est dans ce sens que, sur appui de l’UICN et du gouvernement des Pays-Bas une nouvelle phase du programme Zone humide consacrée au développement durable des communautés locales est lancée.

En 2009, l’agence espagnole de coopération internationale et de développement (AECID) met en œuvre le Projet d’Appui la Restauration et à la Conservation des Ecosystèmes de la Réserve de Biosphère du bas delta du Parc National du Diawling (PARCE). De nombreuses actions de conservation sont alors entreprises : restauration des écosystèmes de mangrove, mise en place d’un suivi écologique des flamants nains et roses et des mammifères, appui à la surveillance.

A ces mesures de conservation, s’ajoutent des actions de développement telles que : l’appui aux activités traditionnelles de cueillette et l’installation de plates-formes technologiques solaires.Depuis novembre 2011, la coopération technique allemande (GIZ) appuie également le Parc en vue de l’élaboration d’un nouveau plan d’aménagement et de gestion intégrant les nouveaux enjeux de conservation des écosystèmes et de développement des populations locales.

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