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Les communautés locales

Les communautés locales

Depuis sa création, le Parc National du Diawling a toujours en plus de sa mission de conservation de la biodiversité et de restauration des écosystèmes œuvré pour le développement des populations locales vivant dans la zone périphérique du Parc. Cet appui au développement est à la fois mis en pratique au travers de la restauration des fonctions écologiques et socio-économiques mais aussi par la mise en œuvre d’actions concrètes et complémentaires pour l’amélioration des conditions de vie des populations.

Présentation des populations

Le Parc National du Diawling (en dehors de ses trois bassins principaux qui demeurent inhabités), est composé dans sa zone périphérique de 37 (2011) villages, en augmentation croissante depuis la création du Parc, répartis sur le territoire de la commune de N’Diago. Il est aujourd’hui encore difficile d’apprécier le nombre exact d’habitants dans la zone, notamment à cause du phénomène de sédentarisation aléatoire. Mais celui-ci peut être estimée à environ 9 616/habitants.

Les problèmes majeurs de la population sont l’accès à l’eau potable, la santé et l’enclavement. Les ressources en eaux  souterraines sont quasiment salées en particulier pour les villages de la zone côtière. Les eaux de surfaces hormis lors de la période de crue sont elles aussi salées. Seules les eaux du fleuve en amont sont douces. En période de lâchés elles sont  douces aussi bien en aval qu’en amont.

Selon des études récentes, la population serait relativement jeune avec une majorité d’enfants de moins de 15 ans (41%) et de personnes en âges d’activité de 15 à 64 ans (57%).La population est majoritairement constituée de tribus mauresques parlant l’hassanya (72%), de peuls (23,5%) et de wolofs (4,5%).

Les chiffres évoqués ici sont le résultat d’une enquête socio-économique sur les revenus des populations et les activités génératrices de revenus dans l’aire du PND réalisée en 2011. Elles représentent un diagnostic ponctuel et peuvent ne pas être en totale conformité avec la réalité présente.

Les populations maures

Elles se retrouvent essentiellement sur la dune de Birette, la grande dune de Ziré et sur le cordon dunaire côtier. Ces populations, qui nomadisaient dans les couloirs de transhumance tribaux, se sont pour la plupart sédentarisées au début des années soixante-dix.La structure sociale traditionnelle des tribus maures est constituée de nobles (zawaya et beni hassan), de tributaires (griots, forgerons, lahma) et des Harratines, anciens esclaves des nobles.

Les groupes tribaux sont constitués à partir d’une lignée commune aux différentes « tentes » constituant le groupe. L’allégeance à la tribu est autant politique que sociale et économique. Le territoire de la tribu est en effet commun et souvent plus ou moins bien délimité.

Dans la société maure, on distingue une forme de spécialisation des composantes de cette communauté. Les Maures blancs se sont spécialisés dans l’élevage alors que les Harratines sont généralement pêcheurs et agriculteurs.

Les populations peules

Elles se sont sédentarisées et cohabitent avec les populations maures.Les Peuls sont traditionnellement pasteurs et l’unité de résidence est constituée d’une famille habitant un local abritant le couple et ses jeunes enfants. Jadis, l’habitat traditionnel des Peuls était constitué d’une à plusieurs cases selon la taille du ménage. Aujourd’hui, avec le phénomène de sédentarisation et la disponibilité des matériaux de construction, on assiste à un changement du mode d’habitat de cette ethnie. Les maisons sont souvent disposées de manière à former un ensemble appelé la concession familiale élargie. C’est au sein de cet ensemble que l’on désigne le chef de famille. Il est désigné parmi les descendants du même aïeul, par droit d’aînesse ou de lignée.

À l’image des Maures, les Peuls forment une société stratifiée. La noblesse est incarnée par les guerriers et l’équivalent des zawaya (lettrés) chez les Maures. Les lettrés sont les gardiens des valeurs religieuses de la société. Les hommes libres ayant des métiers spécifiques forment la deuxième strate de la société peule. Il s’agit des pêcheurs, des tisserands, des griots et des conteurs, des forgerons, des commerçants, des bûcherons, des cordonniers.Enfin, les hommes asservis par les nobles sont les esclaves.

La population wolof

Elle s’est installée de façon sédentaire sur la dune côtière, peu de temps après l’établissement des premiers comptoirs de Saint-Louis. Elle vit essentiellement de la pêche et d’un peu d’agriculture lors des bonnes saisons des pluies.

 

Le premier village wolof est celui de N’Diago qui date de plus de 300 ans, il a été fondé par des gens qui vivaient anciennement au nord de Nouakchott et qui sont descendus dans le bas delta.

Cette population s’est divisée en deux groupes, le premier s’est installé sur la rive gauche du fleuve, au sud de Rosso, et l’autre est resté sur la rivedroite, près de l’embouchure du Chat Tboul, avant de rejoindre la dune côtière dans les environs d’Ebden puis N’Diago. La société wolof est très peu stratifiée, on rencontre les agriculteurs ou rencontre les agriculteurs ou oualo oualo, les pêcheurs et les forgerons.

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